Geely lance sa citadine électrique E2 en France le 1er septembre 2026, avec un argument imparable, un prix affiché à 20 990 € TTC, soit 4 000 € de moins qu’une Renault 5 E-Tech.
La marque chinoise, arrivée sur le marché français depuis quelques mois seulement, vise directement la R5 et la Citroën ë-C3 sur le segment des citadines abordables, à un moment où plusieurs constructeurs multiplient déjà les promotions sur leurs modèles électriques pour la rentrée.
Pour accélérer le démarrage, Geely Auto France propose jusqu’au 31 août à 23h59 une réservation en ligne sans engagement, remboursable à tout moment, qui ouvre droit à un bon de réduction de 1 000 €. De quoi ramener la facture à 19 990 € pour toute commande signée chez un distributeur agréé avant le 15 septembre. Un compte à rebours serré, calé pile sur la rentrée.
Deux batteries, une seule ambition : rivaliser sur le prix
La E2 mesure 4,13 mètres de long, à peine un centimètre de plus qu’une Renault Clio. Trois finitions composent la gamme française : Pro, Max et Max+. La version d’entrée embarque une batterie LFP de 35 kWh associée à un moteur de 82 chevaux et 150 Nm, pour 252 km d’autonomie WLTP et un 0 à 100 km/h en 14,2 secondes. Les versions Max et Max+ montent à 47 kWh et 116 chevaux, ce qui porte l’autonomie à 345 km et fait tomber le 0 à 100 km/h à 11,5 secondes.
Côté recharge, la puissance plafonne à 70 kW en courant continu, avec un passage de 30 à 80 % annoncé en 25 minutes. Rien d’exceptionnel face aux standards du marché, mais l’équipement de série compense : conduite autonome de niveau 2, écran central de 14,6 pouces, sièges chauffants et suspension arrière multibras dès l’entrée de gamme, plus un coffre de 375 litres complété par un frunk de 70 litres, pratique pour ranger le câble de recharge. La garantie grimpe à 8 ans ou 200 000 km.
Le vrai obstacle n’est pas sous le capot
Reste la question du réseau. Geely Auto France agit comme importateur et distributeur, mais ne vend rien en direct : la commercialisation passe par des distributeurs agréés indépendants, dont le maillage se construit encore, marque par marque, ville par ville. Pour un acheteur habitué au réseau Renault ou Stellantis, la disponibilité d’un service après-vente à proximité pourrait peser autant que les 4 000 € d’écart avec la R5.
La marque, elle, revendique déjà le titre de citadine électrique la plus vendue en Chine. Reste à savoir si l’argument suffira sur des routes où elle n’a encore ni concession installée depuis longtemps, ni réputation à faire valoir.
Sources : L’Argus, Automobile Propre