Voiture électrique d’occasion : le bonus revient le 1er septembre, mais…

Fini l’attente. À partir du 1er septembre 2026, acheter ou louer une voiture électrique d’occasion en France redonne droit à un coup de pouce financier, disparu depuis la suppression du bonus écologique sur l’occasion fin 2024.

Le nouveau dispositif, créé par un arrêté du 10 août et publié au Journal officiel le 12, change toutefois de logique : ce n’est plus l’État qui paie, mais les fournisseurs d’énergie, via le mécanisme des certificats d’économies d’énergie (CEE).

Un montant qui divise par trois l’ancien bonus

Pour un particulier, la prime devrait tourner autour de 337 €, avec une fourchette annoncée entre 295 et 380 € selon les zones et les fournisseurs. À titre de comparaison, l’ancien bonus supprimé fin 2024 montait jusqu’à 1 000 €. Les professionnels de l’aide à domicile et du service à la personne sont mieux traités : jusqu’à 2 360 € pour un véhicule de moins de 25 000 € TTC. Pour tout le monde, la voiture doit avoir été immatriculée pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, être achetée ou louée auprès d’un professionnel, et conservée au moins trois ans.

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Le critère qui exclut la moitié des SUV électriques

Le vrai obstacle n’est pas le prix, plafonné à 25 000 € TTC, mais le poids. Les véhicules de plus de 1 800 kg en ordre de marche sont automatiquement écartés. Résultat, un bon paquet de SUV compacts électriques d’occasion, pourtant parmi les plus demandés, sortent du dispositif : Tesla Model Y, Volkswagen ID.4, Hyundai Ioniq 5, Skoda Enyaq, Audi Q4 e-tron, Cupra Born, Nissan Ariya, Volvo XC40 Recharge ou MG Marvel R. À l’inverse, les citadines s’en sortent bien : Peugeot e-208, Fiat 500 électrique, MG4, Renault Twingo Z.E ou Smart Fortwo électrique cochent la case du poids, à condition que leur batterie tienne la route. C’est justement l’autre filtre du dispositif : l’état de santé (SOH) doit être supérieur ou égal à 80 %. Si ce chiffre n’est pas disponible chez le vendeur, une autonomie résiduelle mesurée d’au moins 200 km lors d’un essai avec le professionnel fait office d’alternative.

Entre le plafond de poids et l’exigence sur la batterie, le nouveau bonus dessine en creux le portrait du véhicule qu’il veut pousser vers un deuxième propriétaire : une petite citadine électrique de sept à neuf ans, pas trop lourde, avec une batterie encore vaillante. Le SUV familial électrique, lui, continuera de se vendre d’occasion sans un centime de coup de pouce.

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Sources : Automobile Propre, L’Argus, electrive.com

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